•  

     

    Il y en avait une qui s'était éteinte au bord de la Seine
    Quand je tentais désespérément de noyer ma peine
    Une autre s'était éteinte quand j'avais menti à ma mère
    Disant que ces cigarettes n'étaient pas miennes mais à un compère
    Maintenant je fume comme une cheminée
    Et mes poumons sont presque tous grillés

    Il y en avait une qui s'était éteinte quand j'avais quitté
    L'endroit où le petit garçon avait l'habitude de jouer
    Une autre s'était éteinte dans une ruelle de Paris
    Quand j'avais appris que mon père n'était plus en vie
    Maintenant je déambule dans les rues la nuit
    Et je cherche la réponse à ce "pourquoi est ce que l'on vit ?"

    Nous sommes tous venus dans ce monde
    Avec des millions de petites lumières dans nos coeurs
    Elles guident nos pas à travers les ténèbres de la vie
    Et elles s'éteignent tout au long du chemin
    Jusqu'à ce que l'on devient vieux et fatigué
    Et que les ténèbres nous enveloppent à nouveau

     

    Andy


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  • Que la Mer m'aide…! par LLA

     

    Face à cet océan qui enfin se déchaine

    Sous les vents automnaux, prémices de l'hiver,

    Que la marée montante efface des hiers,

    Puis qu'elle emporte au loin, tous chants de ma Sirène.

     

    Au souffle tempétueux, que dans ces eaux sauvages

    Diluant les regrets, s'engloutissent de front,

    Au plus profond de l'antre de Poséïdon,

    Les remous émouvants de l'immortelle image.

     

    Que de son souvenir les ondes me dégrisent

    Tandis que les émois écœurés de mon cœur

    Vomiront à jamais leurs anciennes douleurs,

    Séquestrées qu'elles soient dans mes cellules grises.

     

    Que charriées par l'embrun, dans le creux de la vague,

    Toutes réminiscences de l'Unique Aimée

    Soient ainsi définitivement écumées,

    Pour qu'enfin mon esprit jamais plus ne divague.

     

    Au calme revenant d'une trouble synthèse,

    Dans l'apaisement d'un chant d'honneur sans histoire,

    Que la mer m'aide enfin à noyer nos mémoires;

    Puis, qu'à grands flots, l'étendue marine se taise.

     

    L.


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  •  

     

    Aux effluves de mon esprit en cataracte,

    De mon cœur séquestré au sentiment servile

    Dans le trait d'un attrait prompt et indélébile,

    Persiste le reflet de ta silhouette intacte.

     

    Ectoplasme de mes émotions indomptables,

    J'aurais donné quitus au silence qui tue,

    A la condamnation d'une mise au rebus,

    Relent mémorisé qu'une douleur accable.

     

    Délires d'agonie? Réelle image innée

    De ton propre désir prestement endormit,

    D'un rêve inanimé, incongrue et blêmit,

    Qui hante mon esprit de vœux déracinés?

     

    Encore, est-ce l'écho d'un trouble inavoué

    Qui viendrait effleurer de son ardeur cyclique

    L'aile du souvenir tristement nostalgique,

    Austère à l'amnésie, d'une Amie dévouée?

     

    Sans détaxe, taxée d'une vile sentence,

    Mon âme anémiée depuis, sans déviation,

    Décérébrée, dérive en circonvolutions,

    Clamant, sans l'acclamer pourtant, son innocence.

     

    Traînant ainsi dans une aurore sans parfum,

    Je vais, absente, écopant à perpétuité

    D'opiniâtres larmes imbues de gratuité

    Dans le silence assourdissant des… lendemains.

     

    L.


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