Je suis las, dans l’ombre, de veiller sur toi comme si tu n’étais que le monde. Je suis là dans l’ombre en brève quittance, suscitant ton nom. Je suis si jeune, entré dans la vie comme une peine dans un poème, A l’aube des troubles et des ivresses, prêt...
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Je sais que je pourrais vivre mille ans Mais ces années n’auront jamais le goût du vent. Que sait-on des béances qu’offre le temps, Les plaies qu’il s’inflige, les plaies qu’il enferme. Je sais que je pourrais aimer longtemps. Je sais que jamais je ne...
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Je me permets dans la soyeuse insouciance De me plonger soupirs aux lèvres dans les rébus dorés De mes dernières nuits, innocence en berne Et l’indifférence assouvie et assumée. Je m’y enterre dans les enfances qui me restent, Miettes de souvenirs, visage...
Lire la suiteTrain 111 en partance on est encore en 2011 Le petit train de la vie, Tourne tourne avec envie. Les voyageurs sur le quai, Se hâtent, destination Douai. Une femme et son fils en pleurs Disent au revoir à un homme, Le train part, il est l'heure, Le conducteur...
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Marche appensée où les premiers pas se font lourds, Où le corps s’endort dans la monotone gestuelle. Alors quand le corps se quitte, la méditation nous frôle, Elle s’enfouit en nous, engourdit nos membres, Epanouit les fleurs comme la légèreté impensée....
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Tu es belle comme une prêle Que l’on déguste aux flancs des mers ; Tu t’offres aux vents et aux bonnes terres, Tissée de silice, tu adoucis les gorges de verre. Alain, 16 décembre 2011 Poème drôle; enfin, moi, je trouve cela drôle :-/
Lire la suiteAnge ou démon, Belle couvée du regard, Nous ne savons où reposer le regard, Quel chemin emprunter, si onctueux sont vos rivages Enjolivés par les traits de l’artisan du rêve. Devant-vous égérie de papier, On voudrait se faire la Belle, Etre à vos côtés,...
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A corps éperdus aux bords de tranchantes falaises, A la recherche du goût des mots épars et dans les fosses, Un peu par égard, un peu par oubli, les âmes ainsi s’endorment Les écrivains, plumes de bave, s’échinent et s’acharnent, Les écrivants insistent...
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Un poème se déroule dans un silence plein de déférence. Pleine écoute dans un cheminement dont on ne connaît pas l’aval Mais dont l’annonce ne saurait être tue, bonheur d’une foudre Qui terrasse comme le regard qui du divin s’emplit de silence. Il lance...
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Terrasses oubliées par un vent paresseux, Dunes dans l’ombre ourlées d’une délicate marée, Les astres somnolent, ainsi que l’automne qui se retire Timide comme la plus chaste des saisons. L’hiver gronde au-delà de ses fortifications. Le passant apaise...
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