S’aimer pour chaque jour mal appréhendé, Prêtant la main à l’âme ainsi voleuse, âme aussitôt envolée ; De même, s’enfoncer dans ce voyage si confondant, Qui se vit au creux d’une main choisie dans une forêt de sens Où les sentiments et l’intensité n’ont...
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Il n’a pas d’amis, ni d’eau pour s’enfumer, Aussi lointain dans les nues; Homme ou ange aux ailes d'envergure, Un vagabond au long de vos mésaventures, S’essayant pour le choix d’une larme A quelques tendresses. Il n’a eu aucun égard, sous vos yeux épris,...
Lire la suiteIl est des élégies qu’il faut oublier Comme l’hymen des premières peurs, Seuil de douceur de l’amour sous la tonnelle ; Tu te déshabilles l’âme, oh que oui, Chère Chimène, tu m’offres supplices Et fièvres, soleil rare et fin du monde Au bout du rond et...
Lire la suiteOh toi, laisse-les ces las regrets, Regarde-les s’étendre sur nos terres Comme soldats sans courage, Loin dans le voyage où les âmes sages Qui de sensibles dans l’insouciance S’ensablent, au long des minces filets Des médisantes rivières. Tu sais tout...
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Au bord des vasques de cette bouche Dont l’incarnat me trouble autant Que son charme naissant m’étreint, Je ne puis que susurrer les voyelles du désir, Les consonnes d’un bonheur Que l’on voudrait consommer. Oh toi, la nymphe, assise sur la margelle du...
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Je suis si fidèle à mon corps, De mon esprit si prisé par la joie, Il ne me reste que quelques roses Du sang, quelques actes pantois Et puis toi, qui t’endors quand tout s’envole, Quand cette pièce, quand l’intrigue, de vaine Irradie comme tout ce qui...
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Ma drogue, cette indolence et délicate illusion ; Que l’on me laisse voguer au gré de mes saisons. Que l’on me laisse goûter à l’hiver des sentiments Quand l’amour se fait tendresse, quand le désir s’apaise Par quelques gestes qui entretiennent nos braises....
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Je ne dirai rien, J'oublierai tout Petite déesse blonde Comme un cygne fou Sur un lac lisse d'or Oh file ! fine ligne au cou gracile. Je t’effleurerai du regard Je parsèmerai ton portique et ton verger De fleurs d’orangers, si pures, si légères. Je parfumerai...
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Je ne dirai rien, j’oublierai tout, Comme l’or vain de nos promesses. Que vaut l’amour si l’aube du jour Décline comme l’amoureuse chandelle. Au long du cil, à la pointe de ton cou, Tu papillonnais comme sommeil qui fuit, Fruit de nos passions, creuset...
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Sur le chemin des Lunes, la danse s’approuve. Nul baiser aguicheur mais des lèvres pulpeuses à souhait. Des visages dans les alcôves obscures, des coquillages Comme des minérales invitations ; on se penche, on admire, On se lèche dans les oubliettes,...
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