Sous les sables, gisent les ensevelis, Dans le grand cimetière des oublis Ou se balancent les nonchalances Et les fautes à pas de chance. Sous les sables, au creux du chaud Et des vents bien aimables, S'effilochent les rêves en pure perte, Ombres envahissantes...
Lire la suite
Lorsque je te vis, je revis la gerbe et les lumières, Les fleurs qui s’évanouissent dans les étincelles Et le voile de leurs parfums, pareil à un foyer vermeil. Lorsque j’ouïs les mélopées hors du sanctuaire, Je sus alors qu’il y avait là matière à espérer,...
Lire la suite
Sous les doux rivages de tes yeux pers Fendent les vents, fondent les neiges ; Aussi troublants que des étoiles toutes dévoilées, Vœux dévoyés par des intentions plus vives, Par tes serments plus fermes. Dans la paix éternelle des cieux amoureux, Voltigent...
Lire la suite
Poème austère, fine dentelle qui couronne Une bien cruelle fureur, hante et hante encore La plume qui court et qui bientôt, Pour le bien, pour le beau, s’envole Dans un bruissement d’ailes étourdissant. A boire ainsi aux plus douces fontaines, On abrège...
Lire la suite
En quelques retours touchants vers ta patrie du cœur, Dante, toi pour qui Béatrice, tout de grâce A bien voulu refléter les cieux rêveurs, Tu as écris les échos amoureux de ce que tu pensais Etre les rivages du vrai paradis. Car le fond de ton bonheur...
Lire la suiteA l’entame du jour où je fais miennes ces nouvelles obscurités, Je me sens humble, je me tiens cois dans ces nouvelles servitudes. Les éclairs de ces journées n’ont plus l’éclat de la blanche lucidité. Grande est la crainte sans ce soleil d’hier ; on...
Lire la suiteComme les louves couvent en plaines En plein silence, meurent jour après jour Les rêveries de nos folles jeunesses. S’embourbent, dans les fanges et les marais. Les envolées des hérons gais, des hérons tristes. Lent, si lent est leur vol que l’on reste...
Lire la suite
Aux horizons premiers où se guettent les fines mouettes, On se plonge dans les embruns comme on s’enfouit dans un nid. La marée entonne ses chants de sirènes, les mots se font sable, Les échos s’enorgueillissent au fond de quelques criques, De quelques...
Lire la suiteLa femme est morte, S’installe, si calme, l’absence. Dans ce lieu de silence Où les mots étaient pauvres Où les livres étaient rois. Le sens désenchante. Seules les ombres Seules à seules, Tombent comme les feuilles, Ainsi se dévoilent les apparences....
Lire la suite
Sous les platanes dans les allées couleur ocre, S’en vont les petits vieux courbés comme les roseaux, S’en viennent les enfances courant comme les vents. Les uns s’enfuient vers quelques finalités, Les autres s’en dégagent, se rient de tous tourments....
Lire la suite