Les enfants s’en vont en guerre ; De guerre lasse, ensevelis sous le lierre Sous l’ennui des vagabonds tels ceux de naguère. Colportant les saints mots Sous lesquels, l’échine déjà dressée Nous ne plions pas, supplices niés. Comme rien jamais ne meurt,...
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Comment pourrait-on, Tes lois, abroger ? Toi qui a la nuit à tes côtés, Toi qui avales les étoiles Et les recrache en voiles Empesés de tous les mystères. Tu es la seule, tu es l’unique Née de la vapeur des Thermes, Bleutée née de la vespérale rosée,...
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Dans le charivari nuptial, ma dulcinée se fait toute douceur ; Musique aux bonnes notes de candeur, je dépose mes souhaits, J’irise ses cheveux de larmes et de fleurs. Au bas des kiosques, où la musique se déclare reine, Dans les frimas des cœurs qui...
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Pendant quarante jours et quarante nuits, La loi était en elle, et moi à sa merci. J’ai dit à son Dieu, parfume-la d’abord. Oint son corps et offre lui l’aurore. Car moi, je ne sais pas, je ne sais plus. Je n’ai que honte, je n’ai que cris ; De déesse,...
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Les rêves les plus doux sont ceux du partage ; Comme les nuages qui de volute en volute Parsèment nos unions volages d’une douceur capricieuse. Ils sont comme les pères à l’approche d’une naissance, Regards voilés, les yeux plissés par quelques larmes...
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Avise la Lune car les lettres sont écarlates, L’incendie des sens que j’appelais de mes vœux Attise à présent tous les cieux, la foi vacille La peur des oracles s’arrête aux murs de Jérusalem. Aux époques ordinaires, mortifère est le silence, Les forêts...
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Ignorant sa superbe, je marche l’amble sous les cieux ; Les yeux plongeants dans le vague, tout tremblant. J’aurais voulu lui offrir la neige, je lui ouvris les yeux, J’aurais voulu lui offrir les mers, je lui ai délié mes vœux. Mes marées escomptaient...
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Toutes Vos réponses s’épuisent, Comme les grands vents qui s’époumonent, Et qui à chaque fin de siècle déçoivent. Je voudrais hurler avec Vous, Comme cœur de brumes Au sein des mots, Là où les sens s’amenuisent. A force la crainte s’effiloche Comme tout...
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Tu es l’exception toute nue ; sans toi, Je marche léger dans la fraîche, Sans vraie croyance. A l’orée de grands espoirs, Je cueille la joie quand tu acquiesces, Je cueille les éclats de toutes les beautés. Que savons-nous de la grâce, Si nous n’en savourons...
Lire la suiteC’est l’idiot qui marche tels des frères en grande fatigue, L’esprit vide, qui se croit repu et pourtant qui dort et dort et dort. C’est la voie que tu as prise, Elise, fille en point de croix, Se chargeant de nos peines, se chargeant de l’étroit chemin....
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