Aux bars de l’enfance, les corps s’engorgent de brumes En pleine complaisance, faute de réelle liberté. Aux premières loges de cet étrange spectacle, La tyrannie des premiers plaisirs emplit les palais, Noie lascive bien des vallées de ses séditieuses...
Lire la suite
Fatalité, comme un baiser doux Soudoyant une éternité de doutes, Nous vivons nos dernières espérances. Au mieux car la vie n’est longue Qu’à la longe de nos illusions, Y croire encore, il nous reste. Alain, 3 février 2014
Lire la suite
Derrière la porte de cent santal, On devine les canotiers sous les frimas, Les voyageurs impossibles aux transports sans voix. Aux âmes décuplées, lorgnant de lointains horizons, Que nous envions, que nous envions. Là, est notre limite, là se trouvent...
Lire la suite
Les grands départs inassouvis enfouis en moi, Les chimères qui brillent dans le firmament Depuis que la Lune et ses éclairs se figent en ton absence. Beaux amours qui comme un appel au fond des soirs Désespèrent au temps anciens de tes soupirs ; Tu me...
Lire la suite
Filles de joie, Mortes caresses, Au loin l’émoi, Au loin le velours. Lèvres pulpeuses, Peau de pêche, Au triste argent, Aux tristes étreintes. Quand vint l’aurore, S’endorment les belles, En bulle dans leurs doux rêves. S’égrènent les heures Jusqu’au...
Lire la suite
Dans la chaleur, mollement se repose Le silence en qui s’éclosent toutes les belles choses. A toi qui au-devant se propose comme jeunesse et fière lance, Je te le dis, devance ton pas et va loin dans tes amours. Ne renonce pas, file aux premières lueurs...
Lire la suiteRien n'arrête une larme Ni l'amour de la mère Ni la caresse fraternelle, Tu coules telle la première source. Loin ici des flots paisibles Les souvenirs d'enfance en rien n'atténuent Les plaines par le passé parcourues, Que dans tes herbes fraîches je...
Lire la suite
C’est pas la mer qu’il y a à boire, Ce sont le soir, les ombres que l’on danse ; On y laisse s’égarer nos vœux, nos silences, Poursuivant ainsi nos vieilles gloires Tels des soeurs de misère. L’on se berce tant et tant Que s’en vont même les mers. Alors...
Lire la suite
Oh si l’au-delà plante ses fers ici bas, dans ces Hautes Terres, Que l’on me pardonne alors d’autant persévérer, Loin de l’Humilité où bien trop facilement l’on s'accote Car longue et fine est la corde qui m’enserre. Qu’aussi l’on m’accorde quelques justices...
Lire la suite
C’est dans ce mystère où l’on s’évertue à se dire Que s’étend le passé, petits grains de sables Qui n’ont pu étouffer les feux que l’on s’évertuait A tuer, tantôt damné Passé, à corps à vif, à élever. C’est dans le Présent où l’on rit de se penser En...
Lire la suite