J’ai humé les pluies, me suis emmêlé au vent, Ecoutant ses airs de faux troubadour, D’espiègle petit trouvère ; et en lui et par lui, J’ai chassé mes mines tristes et par elles et en elles, J’ai lavé mes méchants esprits. Je me suis relevé non pas en...
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Ainsi le grain de sénevé que je cueille dans ma paume, Le matin qui s’offre à moi se recueille en rare parfums. Les brumes qui plein de charmes enclosent se dissipent Dans la tendresse d’une naissance, celle d’un jour parfait. La famille semble en attente,...
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Au-delà des étoiles(*), j’aborde les regards L'âme sans délices mais aussi sans ruses, Tant l’esprit et les sens semblent en perdition. Je m’abandonne dans les ruelles des cœurs, Je pose mes regards sur ces mêmes gens qui chancellent ; Je n’ose crier,...
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Personne n’ose, et ainsi rien ne s’oppose A l’extinction des feux ; l’encre ainsi se trempe Aux eaux troubles de nos mémoires, Quand se mêle au frêle matin Les songes et les cendres d’une vie Qui n’a plus flamme en son sein, Plus de cœur, une seule et...
Lire la suiteSoie de plaisir, soit ici avec moi, Avec ton corps, avec tes bras, Avec tes seins et tout rond ton cœur. Sois avec moi, moi qui t’ai fait la cour, Moi qui t’ai suivie et t’ai dévisagée sans détour ; Je t’en prie, brûle avec moi, comme Pierrot, dans l’âtre....
Lire la suiteJe me suis enfermée dans la nuit Et rêvée tout de pluie, je veille aux mieux du firmament ; Que les oiseaux bleus volent et volent encore, Que nul papillon par des mains innocentes Ne soit consumé en de tristes remords. Toi qui éveilles et assouplis les...
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Je suis venue pour te le dire Pour que tu n’aies pas à l’écrire, Pour te rappeler que je suis de loin advenue. Je suis là, non pas dans tes pas, Pour m’imaginer un peu voler bas, Pour m’imaginer si légère, petit chardon, six pieds sous terre. Je me suis...
Lire la suiteNous sommes les feux, les arrières de broussailles Quand les Dieux s’ennuient et nous fuient, Nous nous complaisons, dévidés, au pire dans la besogne. Coupant les roses et adossant les bréviaires A des rêves tissés comme le tulle Sur des corps si alléchants....
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Vous étiez quelques meutes, Quelques vêpres après, Petits esprits sommés de pourvoir ! Sonne, oh toi !, sonne noble tocsin. Je me suis déshabitué de toute quiétude, J’ai chu sous les plus belles ombrelles, Je le dois, je me l’avoue à l’amour au gré des...
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J’ai caressé les esprits, vous qui étiez si quiets Vous les rois sans couronne, bénis d’aisance, Sans lassitude aucune, avalant les vers de jouvence, S’aspergeant d’eau écarlate, dépassant mers et montagnes. Vous qui étiez, vous qui fûtes, le présent,...
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