La circulation des pensées comme des nuages, Comme les mues, les nuées intérieures, Oblitère les figures et les lettre toutes empreintes De suave douceur, en ses hivernales matinées Où le jour se creuse comme les joues d’enfants oubliés. Semons, semons...
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Un souvenir impensé comme une feuille solitaire Qui se pense et qui sans rien dire, en soi se dépose. A l’ombre des hêtres, que recueillir si ce n’est l’écho, Si ce n’est le silence des vies que l’on a doucement invitées. Dans les temps, dans les urnes...
Lire la suiteJe me cherche, en phase, Pour te chanter mes louanges ; Petit angelot, brodé de souvenirs ; Tu vaux plus qu’une broderie d’amours. Oublions les dentelles et reprisons nos sentiments. Les vieilles rengaines te faisaient tristement sourire, Et c’est pourtant...
Lire la suiteParsemons quelques moments de notre être, Brassées de vent soufflant sur nos chairs apaisées ; Des mers que l’on pensait fuyantes Véhiculent des messages au goût d’enfance, Sous le bout de la langue, comme un torrent ennobli. L’élan premier ainsi retrouvé,...
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Oh la puissance de ces âmes, Malmenées par l’obscur, Dans l’ombre altérée. On y aspire, on y goûte, Mais point de vin à même la source. C’est que l’âcre jus coule dans les veines, Les fruits de l’homme en son sein se dessèchent, Et dans le feu, la vérité...
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Sous le pommier dansent de gentilles ombres ; Une ballerine se joue avec délice, tel un parfum volatile, De nos attentes, comme une fleur Une blanche étamine au coeur. L’on ne voit que tutu Et fine dentelle, et ma foi, un peu fébrile, La grâce de l’herbe...
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Quelques notes éparses autour d’un café au goût d’une sombre quiétude, Je suspens ainsi ton départ dans le bruit des regrets, dans cette gare du hasard. La douceur de l’écriture agit si peu comme baume sur une plaie qui se plairait à saigner. Certes,...
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N’aie pas de regret, l’hiver et l’été ne peuvent se joindre. Durant trop de malheureuses saisons, Jamais nous n’avons pu nous emporter, Ignorant comment le lys des champs se vêt, Tant pauvres de cœur, nous étions. Au delà des différents souffles, Tantôt...
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Nous sommes les cierges dotés d’âmes Au seuil desquelles il y a peu d’amour, Quelques fleurs glanées sur des feux d’argent ; Des firmaments comme de grands yeux Pour mieux avaler quelques Suzanne, Mêlées de paradis boursouflés de souvenirs. Blancs comme...
Lire la suiteAllons amples et sincères, Au feu, à l’imaginaire. Où la beauté brise les sceaux, Et cesse d’exister en un bruissement d'infini. Aux fervents copistes Qui veulent côtoyer d’autres cieux, Je convie les plus belles odalisques Sous les voûtes peintes par...
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