Poses-là ton œil où jamais à l’ombre du chêne L’écrit n’a souillé ton esprit, ton corps par sa fraîcheur Et par toutes ces pluies de sens enfin, de tout cela se déprise. Poses-là ta main qui a brassé dans bien des airs les saintes mélodies, Ouï donc leurs...
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Le jour se contentait encore de son aurore matinale A l’aube crépue avant que s’achevât les divines matines Que tes lèvres moulues de leur candeur virginale Disaient par un baisé adieu aux miennes, ses cousines. Je n'oublierai jamais tes courbes et ses...
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Enjeu lunaire, imaginaire en lambeaux, Les esprits parfois pleurent et avides Se baignent de magnificence ; En plein replis, assoiffés par tant de flux, Tant de turbulences que seul Dans l’exil gît le digne repos. L’humaine nature semble être dans la...
Lire la suiteLa prêtresse emmène les enfants Dès l’aube où le soleil au firmament timide apparaît Jusqu’au coucher du jour qui en peine s’assume ; Où l’orange se mêle au pourpre elle est, Où le vert reverdit sous les rayons des plus pénétrants, Elle se meut ; dans...
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Comme l’or, l’amour est ductile, Elle s’enferre, se tatoue le bras Mais en vain, mais en croix. L’amour se déshabille Comme un voile mal habille ; On le voudrait, on le veut à terre. Tout voir, c’est peut-être tout reconstruire. Oui, l’amour aussi se...
Lire la suiteLes arbres parlent Comme les cendres se taisent. Leurs paroles sont ardeurs, Les autres n’ont que silence Pour se réchauffer. Les uns balaient tendrement leurs palmes, Fiers d’une rugueuse fierté. Le feu lui, qui rugissait à l’instant Savoure à sa façon...
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Le temps ride les vagues du visage Comme l’homme de la terre ride son sol ; De sillon en saison, l’Homme se prête au jeu du temps, Se perd dans la houle des heures, Savoure la douceur des jours cléments, Se replie sous la pelisse durant les froideurs....
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D’aucune éternité, nous ne goûterons la saveur, Ce plongeon filandreux sans la sainte boussole N’est à la portée, ni à celle qui enfante, Ni à celui qui engendre_ A aucun envol, devrais-je moi aussi le nier Pour en forger de cette essence une douçâtre...
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Ton nom fut donné aux fresques, Aux créatures par le burin, à peine esquissées. Ton nom fut apposé dans la forge Et la pierre, adoubé par la pesanteur De tant de lettres au Pourpre de Tyr, Baignées du vert des buissons d’acanthe. Ton nom fut insufflé...
Lire la suiteUn peu, en amont de ces chutes d’eau Qui jamais ne pensaient à s’amender, Car en effet, que pourrait y faire un homme, Elles qui chantent si bellement depuis tant d’années Et dans la carrière, j’ose qualifier ces bruissements Les voiles divins qui nous...
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