Le matin, je pourrais par aisance le voir Dans le vert de tes yeux clairs, Les nuances des promesses du jour, Les nuances de gris de haute brume dans la nuit. L’après-midi, je pourrais par défiance Le juger par le bleuté des nuages, Le velouté de ces...
Lire la suiteA. Où êtes-vous ? B. Sur un lit de fougères A. C’est comment ? B C’est comment quoi ? A. Ben là où vous êtes. Vous êtes dans quoi et sur quoi, rappelez-moi ça B. C’est tout mœlleux. C’est tout doux, ça me rappelle mon amie, du temps où j’avais une amie...
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J’entends par là, j’ouïs par les yeux. J’entends par bien des eaux bleues, sur la toile blanche Car insignifiante, barbouillée de tant d’innocence. A quoi bon, si le moteur du cœur ne s’est pas emballé ; Que vaut le plus beau baiser si la lumière ne l’a...
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Si j’étais jeune et fou, je me mêlerais à vous Et ferais entrer dans vos rêves, au-delà de vos couronnes, en dedans de votre toge, juste ce nom, juste ce nom. Je fermerai les livres, ferai ouvrir les paumes, parlerai du vent à quelques mendiants. Je leur...
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Certains ont dû vivre des fins du monde, Certaines on décrit ces infamies Comme Dante son « Enfer » à l'ombre de Béatrice. Journées premières gorgées de soleil, Fournaises pleines d’impertinence, Changées mollement dans les vallons En moussons riches...
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On m’appelle l’ombre, on me pare de bien des séductions ; On fait appel à mes pouvoirs pour quelques délictueuses caresses. Mais de supplices à suppliques, on m’indigne, on me déshonore. Je n’ai d’habits pour me faire valoir que ceux en poussières, Noires...
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Ce soir j’ai grand faim d’air, Paris palpite le cœur d’ouate, Le ventre remplit des complaintes de tant de hères J’ai besoin de m’évider l’esprit, de me remplir les esgourdes. Et comme de pierre est ma stèle, immobile est ma stature, J’ouvre grand les...
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Parmi les Dieux, il en est un qui se sauve du temps, Entre deux brises, entre deux mondes qui se déchirent ; Zéphyr parcourt ce décor qui est le nôtre, Rafraîchit ce qui nous paraît empire, qui pour lui Bien trop léger, manque de saveur dont il est en...
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Les routes où je me promène se nourrissent de terre, Les fleurs se nourrissent de mers et de vagues d’acier. Le soleil qui inonde toutes ces plantes a mangé la mère-Lune, Ce paysage a la fadeur des humains certes mais il a sa propre présence. Il m’accueille...
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Quand nos pensées se posent sur le délicat filament de l’azur, alors il faut se reposer à côté de soi ; S’entendre enfin dire, s’étendre jusqu’à respirer, se déposer comme en soi, comme dans une mystérieuse alcôve. Quand nos pensées s’envolent pour un...
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