Je tremble avec les vents, Survolant les terres En lesquelles rien ne demeure, Côtoyant des esprits en moi semblables, Troublé, en aucun d’eux pitié ne me lie. Les eaux menacent. En elles les souvenirs s’écroulent. Tandis que les uns vivent chétivement,...
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Du sable de nos amours, j'ai ri jusqu'à pâmoison, Je t'ai aimée jusqu'à m'enduire du parfum de tes brumes, A rêver d'une aquarelle qui déclinerait toutes tes couleurs, Peint à la lumière d'un orage, le pinceau à la main, La douce paume renfermant cette...
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Je me repose sur un rocher griffonné de profonds sillons Sculptés par les caprices des saisons et de ses hurle-vents. J'aspire aux fraîches brises, j'aspire au temps, Je m'oppose en un dernier sursaut à ces Dieux mauvais ; Tout là-haut, l'astre en feu...
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Blancs muguets, gentils narcisses, Vous me voyez en plein tourment. Ce sentier parfumé de ses yeux en amande Me rappelle nos promenades jadis grivoises; Le soleil à présent se couche sous de sombres horizons; A l’aune d’antan, mes rêves d'aujourd'hui...
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J’aimerais voler au vent ses franges amères, Ses rêves d’enfance, ses impuissances juvéniles ; Prétentions à un infini si volatile, je T’envie Au point de frissonner, honte suave. Petit soufflet sur nos peaux, caresse sur de royaux épidermes, La voix...
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Je t’écris des mots blancs que l’on rêverait d’entendre, Ils se déposent en silence comme neige sur les prés éphémères ; Parmi les herbes folles d’avoir tant espérer, les pensées s’immobilisent, Les âmes se reposent un peu, les vents mauvais doucement...
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La mer est au diable comme les vents sont aux furies. Les cerfs brament de tous leurs cors, les adieux se sont assoupis. Les gestes s’affirment fermes dans leurs envies, les chants de gorge émeuvent, Les jeunes galants s’épuisent sur de beaux drapés,...
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La fête fut funèbre et les masques de tomber. L’envol des capucines survole l’imaginaire, La vie s’étiole comme brise collégiale ; Reste dans les brumes un air chargé, Le parfum fleuré du sel de nos fins silences. La barque s’enlise, la barque s’en remet...
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En attente, dans une alcôve agréable, Personnelle, mentale, l’esprit totalement au repos. Je me laisse griser par le coulis d’air frais qui baigne le perron à présent à l’ombre ; La gare semble s’assoupir. Je m’assieds, sans voir tomber les feuilles qui...
Lire la suiteSous quelle étoile suis-je donc né, J’en suis encore à me le demander. Serait-ce dans la fresque de ces nuages Au blanc si crémeux, aux formes si dansantes Que je trouverai quelques indices quant à ma destinée. J’hume l’air comme si la question était...
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