Deux visages fardés d’un nuage d’ocre,
Sur fond de lames d’ivoire, un sourire attendrissant.
Une attente sans doute, un mouvement en suspend.
Deux corps finement courbés, l’impossible en devenir.
Deux histoires, quelques vérités sur un air douçâtre,
Des rencontres ratées, des mots qui fusent assourdissants.
Le désert toujours, grains du rosaire qui filent au toucher,
Le message à peine dévoilé, la vie peuplée d’ailleurs.
Les villes, les champs, les ruines mêmes sont gorgées de ces êtres
Que tout attirent et qui restent en-deçà chancelants ;
Tragiques vertiges dans ce face à face mortifère,
La côte enclos leurs chants, bruisse de leurs murmures.
Alain, 10/11 mars 2011