Dans les draps de cette aube où ton amour balance,
Tu vis à contre-temps les fantasmes nerveux
Du désir interdit caressant les cheveux
D'éternels souvenirs que ta mémoire offense.
Mais que sont devenus ces matins sans sommeil
Et leur doux crépuscule annonçant le vertige ?
Caché sous la paupière un murmure voltige
Et finit par s'unir au ciel rouge vermeil.
Puis les jours et les nuits écrasent la lumière !
Ils inventent ce noir cachant ton avenir ;
Les mois et les saisons viennent te retenir
Sur un calendrier d'attente meurtrière.
Tu frôles de tes bras l'absence d'un frisson,
Tu touches de tes mains les courbes de ce vide
Qui parfois te fait peur mais qui souvent te guide
Au-delà d'un bien-être, au-delà d'un soupçon.
Alors en étouffant les feux d'un esclavage,
Tu vois tous les démons et les anges maudits
Déchirer ton histoire, Enfer ou Paradis,
Et brûler par leurs yeux ton dernier coin de page.
IMPARFAITLIBRE
(28/11/2017)
(coucou les filles, gros bisous à vous)