Ce que le cœur prend pour lui
Combat à la déloyale,
Totalement inégal,
Nos armes ? Les sentiments,
Qui sera le grand gagnant ?
C’est David contre Goliath,
Une épée face à une latte,
Combattre c’est d’avance,
Perdre toutes ses chances.
Par amitié j’ai décidé d’être vaincu,
Sans même m’être battu,
On peut dire que c’est de l’abandon,
En mon cas je ne le crois pas non.
Oui ce qui m’a été enlevé ce jour là
C’est une collègue, confidente, une amie,
Et dans mon cœur, tellement plus que ça…
Mais c’est le cœur d’un autre qui l’a ravie.
J’ai pourtant eu ma chance c’est vrai,
De ce fait il ne devrait pas avoir de regrets,
Il devrait… C’est bien du conditionnel,
Car les souvenirs eux restent tel quel.
Tous ces moments où j’ai attendu,
Patienter juste pour la voir,
Maintenant tout est perdu,
Je n’ai plus personne à attendre le soir…
Illusion du temps qui s’étiole,
Espoirs d’une longue amitié,
Qui elle aussi s’envole,
Et part vers d’autres contrées.
Qui sait si un jour elle reviendra,
Autrement qu’avec un message,
Plus longtemps qu’un « passage »
Seul le temps me le dira…
Elle me manque déjà de trop,
C’est bête, totalement idiot,
Je dois garder de mes souvenirs,
Le moindre de ses sourires…
Car ce que l’esprit oublie,
Le palpitant le prend pour lui,
Et chaque fibre de mon existence,
Me réclame ta présence.
Ça me mettra du baume au cœur,
Ainsi s’apaisera éventuellement,
La profonde douleur,
Qui brûle en ce moment.