MIEUX
Par les tendres errances de l’âme
Que fait naitre ma quatrième décennie,
S’ouvrent les portes dont mon cœur se pâme,
Explorant ce passé sur lequel mon avenir est bâti.
Quels qu’aient pu être mes choix,
Mus par la raison ou bien impulsifs,
Ils furent tous fondateurs de mes émois,
Portant mon destin au-delà des récifs.
J’avais pourtant rêvé d’exception,
De grandeur et d’éclat en mon existence,
Mais je reste quidam cultivant la passion,
Guerrier de l’ordinaire, heureux de cette chance.
En mon cœur, point de mal-être !
Ce qui aurait pu être n’a, certes, pas été,
Mais ce qui est, aurait pu ne pas être,
Privant ma vie du meilleur qu’elle ait.
Aux utopies qui forgent les juvéniles esprits,
J’ai préféré la réalité de bonheurs joyeux,
Laissant les songes de gloire aux mains de l’infini !
Aurais-je donc, au final, pu rêver mieux ?
Sylvain