
HIVER
Dans le déclin du jour empli d’ocre et de blonD,
Une nouvelle saison s’empare des heures où l’automne est déchU,
Recouvrant la Terre du blanc linceul que le gel sait imposeR
Et instaurant au proche des lèvres, le règne d’effluves symbole de rudessE.
Sa magnificence en armoiries, l’hiver déploie ses frimaS :
Annihilant de transparence la résistance de GaïA,
Il emprisonne ses larmes dans la lumière cristalline de son infinI,
Saisissant d’immobilisme ses paysages engourdiS.
Offertes à la bise, les cimes se figent dans un ultime bravO,
N’ayant que l’immaculée blancheur pour unique horizoN.
Brillante saison domptant jusqu’au plus grand baobaB,
Elle émerveille de sa rudesse autant que de sa beautE,
Livrant au regard l’immensité de ses charmes empreints d’éterneL,
Laissant à l’infime, la prétendue suprématie du soleiL
Et la palette de couleurs que fait naitre séptembrE.
Scintillant de mille feux, la Terre, parée de ces refletS,
Apparait en reine d’univers, baignée de cette aurA,
Irréelle et magnifique, puisant son avenir dans l’infinI.
Si la beauté est l’apanage divin des femmeS,
Opérant sa magie sur les Hommes comme un crédO,
Ne reste au devant de l’Hiver, que sa plus pure expressioN.
sylvain