JE CHOISI LA VIE
En précieuse offrande que nous réserve la vie,
Il est une liberté qui sème le doute en l’âme :
Faut il se réjouir de choisir le moment où son temps fini ?
Faut-il pleurer d’arrêter les souffrances que maladie réclame ?
Il n’est de dilemme plus cruel en l’existence !
Mais, en conscience, le moindre sourire,
La moindre tendresse ou attirance
Ne sont-ils plus valeureux que le choix de mourir ?
La vie de l’Homme est courte et les amours éternels.
En chaque effluve de bonheur que capte le cœur,
Réside l’assurance que la vie est belle
Et que la mort peut attendre que soit venue l’heure.
Le bien-être ne se vit pas, il se cultive !
Charge nous est allouée de l’instaurer en notre destinée
Et, malgré les perfidies et les angoisses, de garder sa force vive
Pour que la faucheuse ne vienne trop tôt nous chercher.
Il y a trop d’êtres sur Terre pour qui ce choix n’existe pas
Et nous qui coulons des heures dénuées de guerre ou de maladie,
Devrions savourer, chaque seconde, le nectar d’être là,
Assis sur le temps, goûtant aux joies et aux plaisirs de la vie.
sylvain