Au vœu secret d'une destinée souveraine
Qu'en ma foi je renie,
Mon rêve s'est épris en mon âme sereine
D'un songe d'harmonie.
Ta troublante intrusion dans ma terne existence,
A l'allure anodine,
M'aura illusionnée bien plus que je ne pense
D'espérance assassine.
L'amitié impromptue dans son charme infécond
Semblait inoffensive,
Mais l'Amour succomba en nobles déraisons
A ta vertu lascive.
Dans la spirale tournoyante de la vie,
La fugue du Bonheur
Marquera désormais mes futurs sans envie
D'un parfum de douleur.
Des battements, aux tiens à jamais asservis,
Empressés de mon cœur,
On n'entend plus, dès lors, qu'un faible cliquetis
S'éteignant... il se meurt.
L.