•  

    En son cabinet sacré,

    Je retrouve l’excellence,

    La patience quand elle est habitée,

    D’’un éclat, de son regard,

    Une petite branche énamourée.

     

    Car enfin, qu’espériez-vous, homme jeune…

    Entrevoir Calliope, Vénus sans sa fourrure.

     

    Sous cette étoffe offerte en saint présent,

    Se dissimule un corps en forme d’hymne,

    A tous les hommes, niés,

    Qui sous leurs cieux

    Se faufilent entre

    Deux adieux

     

    Loin des âmes, plus proches des litanies,

    Il en va ainsi de nos voix

    Qui d’abord aux yeux

    S’adressent ;

    Ensuite au cœur,

    En timides approches,

    Gorgées de gloire

    Semblent s’insinuer.

     

    Alain, 21 avril 2013


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  •  

    La prêtresse emmène les enfants

    Dès l’aube où le soleil au firmament timide apparaît

    Jusqu’au coucher du jour qui en peine s’assume ;

    Où l’orange se mêle au pourpre elle est,

    Où le vert reverdit sous les rayons des plus pénétrants,

    Elle se meut ; dans les nervures des feuilles,

    Dans la chute de l’automne annoncé, vous la trouverez.

     

    La connaissance vient toute de patience aux juvéniles,

    Car tantôt l’un, impétrant d'apparence, s'y complaît,

    Tantôt l’autre de cette même nature rien ne retient.

     

    Seule dans cette guilde luit la blanche sagesse,

    En elle, la toujours même lumière, gracile flammèche,

    Eclaire les visages d’une bienveillante innocence.

     

    Alain+- 4 avril 2013  - la première phrase est de Saskia, après j’ai continué.

    Ecrit en Allemagne, première semaine de Pâques


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  •  

    Je ne savais d'où tu venais

    Tout avait été très soudain

    Tu apparaissais

    Au moment où personne était autour

    Au moment où le temps n'appartenait à personne

     

    C'était avant que le jour ne se levait

    Quand le sommeil m'avait abandonné

    Par chance je t'avais vue

    La façon dont tu marchais telle une nuit fatiguée

    Tout au long de ce mur en brique rouge

     

    Tu t'arrêtais pendant un moment

    Et jetais un coup d'oeil vers moi

    Tu semblais pendant un instant

    Marcher d'un pas mal assuré

    Tu semblais si seule

     

    Ton corps qui incarnait la géométrie

    Légèrement, avait dessiné une ligne droite

    Là ou le mur s'était courbé

    Et tu disparaissais

    Au moment où le jour s'éclairait

     

    Les larmes montaient aux yeux

    Car tu étais partie là où tu ne pouvais m'emmener

    Bien au delà d'où tu étais venue

    Tu semblais si seule

    J'étais si seul

     

    Andy

    03/04/2013


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  •  

    Aujourd'hui encore je suis confronté

    Au jour qu'est la source de ce mystère

    En ce jour, passé, présent et futur ne font qu'un

    De la même façon que chaque goutte d'eau

    Qui coule dans la rivière est liée

    A la source de la vallée d'une montagne

    Et à lointain et distant océan azuré

    De cette même façon

    Ce moment présent qu'est mien

    Est lié à l'éternité

    Je vis l'éternité au présent

    Pas dans un futur lointain, pas après ma mort

    Je me dois de vivre une vie qui vaut l'éternité

    Avec un coeur humble, vidé de toute prétention

     

    Andy

    26/03/2013


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  • Les rives de l'iver par Andy

     

    La rivière ayant pitié des délicats flocons de neige

    Qui sautent dans son eau profonde

    Avant de fondre et disparaître sans laisser de trace

    Se tourne et se retourne

    Pour changer sa position

    Avant que les flocons de neige touchent l'eau

    A chaque fois qu'elle tourne

    L'eau de la rivière gronde

    Et à son insu

    La neige innocente tombe sans fin

    La rivière depuis la nuit précédente

    Commence par une fine couche de glace

    Depuis ses rives

    Afin de sauver la neige

    De son propre corps

     

    Andy


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