• N° 131 : Apprivoiser

     

    Bonjour,

     

    Ne sachant pas trop à quel moment je pourrai ouvrir demain, pour être certaine de ne pas être prise de court... j'ouvre aujourd'hui avec un peu d'avance ! :p

    Que ça n'empêche pas ceux qui éventuellement voudraient réécrire (ou écrire) sur le thème précédent de le faire 

    Voici ce que je vous propose :

     

     

    N° 131 : Apprivoiser

     

     

    "On risque de pleurer un peu si on s'est laissé apprivoiser"

    St Exupéry, Le Petit Prince (pour la citation)

    Gally (pour l'illustration)

     

    Kelkune

    (qui passe le relai à Minimoy comme l'indique le numéro de wagon de notre petit train :p)

  •  

    Il a ouvert le portail de perles

    Pour que je puisse entrer !

    Et dans son antre, au feu de son âtre,

    Il m’a permis de puiser au feu follet

    Du doux babil, du gentils discours.

     

    Les mots, il me les a  armés de fortes larmes,

    En point de mire, la houle où s’enroule

    La boue des sentiments quand le vent nous emporte ;

    Et alors, les mots, assurément en oublient les joies

    Car les humains enfuient toujours

    La beauté dans les conques.

     

    Pour prévenir mes futures blessures,

    Il m’a montré l’or et l’argent et jeté le tout

    Dans le puits sans fond,  ne restait alors

    Que l’inépuisable, la douce paume

    Qui seule console ; qui n’a jamais vu cela

    De son œil et douté de sa pureté,

    Qui n’a jamais pu des affres du cœur

    S’être allégé, seul nuage au sein des cieux,

    Alors rien de la pure amitié ne sait !

     

    Alain, 4 mai 2012

     

    Il s'est à moi ouvert par Spock27


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  • Clairvoyante absence par Mamin

     

    Il suffit de cheminer dans la campagne et son silence

    Pour guetter près du vieux chêne  l’absence

    Que les rires en écho éloignent doucement.

     

    Le soleil  d’un œil furtif,

    Laisse le cœur captif,

    Tente de chasser la grisaille

    Face aux nuages en bataille

     

    Ce n’est pas une plainte, c’est comme un chant lointain

    Que le vent fredonne dans les bras du chêne vieux

    Quand  l’espace envahit la brume des yeux.

     

    C’est tout un chemin entre aujourd’hui et demain

    À tracer patiemment de milliers de pas vers le destin.

    A la lumière du désir, juste pour ne pas se regarder vieillir

    Se laisser éblouir, car chaque jour à un avenir.

     

    Ce long voyage dans l’image n’est pas un naufrage

    C’est comme un murmure de l’éternité..

    Ces quelques instants de paix

    Extorqués à la solitude, expulsent la lassitude

    Ce silence apprivoisé…  ayant parlé!

     

    Mamin


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  • Petite fille des sables par Morganne

    Photo perso de Morganne

     

    Petite fille sauvage,

    Tu cours sur la plage.

    Du soir au matin,

    Sans soucis du lendemain.

     

    Je te vois tous les jours tendre la main,

    Un dinar, un dinar, tu ne sais dire que cela, ton petit frère traînant.

    Le coeur en ardevelle, je te vois, jolie Nesrine,

    Vêtue de hardes, mais des yeux magnifiques.

     

    De jour en jour tu deviens plus proche de moi,

    Tu attends surtout pour découvrir dans mon sac, ce que j'ai amené pour toi.

    Les années passent, je bois le thé chez tes parents,

    Je te fournis cahiers, stylo et vêtements pour ta scolarité tous les ans.

     

    Tu es ma petite tunisienne préférée,

    Qu'est ce que j'aimerais chez moi t'emmener..

    Tes parents ne seraient pas contre, tant de bouches à nourrir,

    Chaque jour tu me fais voir tes progrès à l'école, jolie et intelligente, tu es belle ma chérie,

    Je sais que tu t'attaches comme moi, mais que faire pour t'en sortir.

     

    Ce petit manège a duré des années, trois je crois,

    Clara avait une petite soeur de Tunisie, Nesrine avait un an de plus que toi.

    Un jour l'instituteur, m'appelle, et je lui demande où es passée notre petite protégée ?

    Depuis mon arrivée je ne l'avais pas vu..

     

    En comptant bien tu n'as que huit ans,

    Mais tu es promise déjà en mariage à un vieux qui n'a pas toutes ces dents.

    Le coeur gros, je vois que celle qui me sautait dans les bras en arrivant,

    En six mois le sort en a décidé autrement, ton enfance est partie, tu n'es plus une enfant.

     

    Au revoir Nesrine, on t'aimait tant on avait apprivoisé le petit ange brun

    celui des sables marins,

    Quand je pense à toi ou regarde tes photos, des larmes roulent,

    Mais ainsi va la vie, et le temps qui coule.

     

    Morganne

     

    Je ne mettrai pas de photos car vous l'avez déjà vu, mais là, je n'ai plus le coeur.

    Poème histoire vraie..

    Dans chaque pays les lois sont différentes mais là ... je n'en dirai pas plus..


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  • She and her heart par Alexia4ever

     

    Cette jeune femme au cœur mi-fidèle, mi-volage

    N’a, aux premiers abords, rien de sauvage ;

    Mais celui-ci, craignant d’être mis en cage,

    Semble avoir été victime de quelques rafistolages

     

    Passant fugitivement de l’ombre à la lumière,

    Pour elle, cela se révèla être une première ;

    Modérément en vogue, elle trouvait son succès plaisant

    Favorable, son cœur semblait répondre présent

     

    Une fois son apogée atteint, sa cote a faibli

    Pour certains, elle sombra peu à peu dans l’oubli

    Pendant que d’autres s’attachaient de jour en jour,

    Ceux dont l’admiration n’admettait aucun demi-tour

     

    Au grand dam des cœurs à l’amour erroné,

    D’une réciprocité fondée, quelques-uns ont été couronnés,

    Distinguant ainsi ceux qui ont eu la bonne carte en main

    De ceux qu’elle a préféré laisser en chemin

     

    Il y avait les pleurs d’un cœur épris

    Il y avait la peur d’un cœur surpris ;

    Il y a l’apaisement d’un cœur en guérison,

    Il y a sans doute la délivrance d’un cœur qui avait raison.

     

     (Mai 2012)


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