• N° 126 : Ce rêve étrange et pénétrant.

    N° 126 : Ce rêve étrange et pénétrant.

     

    Pour la semaine à venir, voici une petite citation de Verlaine que vous reconnaîtrez tous :

     

    "Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant"

     

    Cette semaine, parlez-nous de vos rêves, quels qu'ils soient (d'amour, de richesse(s), de grandeur, etc) A vous de jouer !

     

    Kelkune

    (qui prend le relai ?)

  •  

    challenge de Morganne

     

     

    Langueur dans la combe aux oliviers,

    Le chant de la cigale ne dure qu'un été.

    Paix, douceur et senteur inoubliable dans le sentier,

    Un mas prône sur un monticule où fleure bon la bruyère blanche parsemée.

    Garrigue où je m'endors, senteur de pèbre d'ail, de thym

    S'assoupir, pour rêver, se reposer sous l'envol de bartavelles.

    Deux haies de cyprès berce mon repos et me fait écran.

    Vivre au temps de Pagnol,

    Etre Manon des Sources.

    Ciel de paradis frôlé par Eole.

    Un petit cri me tire de mon sommeil,

    Est ce le rêve ou une réalité ?

    Le Mimosa me le fait comprendre,

    Il est là sur le mur, en poster,

    Il n'embaume pas, les perles jaunes sont tendres,

    Mais sans saveur,

    J'émerge, le réveil sonne,

    Vite l'heure des cours avancent,

    J'attendrai juin pour le revivre,

    Ce tableau où j'aimerais tant renaître,

    à l'ombre des pins d'aleps,

    Dans cette provence aimée,

    Pour le moment je ne suis qu'une étudiante,

    Jeans bleus que j'échangerai bien contre une robe en harde,

    Comme Manon, buvant une anisette sous la treille.

     

    Morganne


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  • Rêve indéfini par Mamin

     

    Lorsque la nuit profonde enveloppe la terre

    S’étendent des contrées inconnues, au -delà du portail du sommeil.

    Le rêve proclame l’état second règne universel.

    Paysages suspendus dans la noire plaine énigmatique,

    Les esprits grincent, au centre est un fantôme cynique.

    Étranges visions pénétrantes du corps

    Aux gestes éthérés, qui partage ce décor.

    Une foule dense, personnages

    Évoluant dans un lieu sans nom sans âge

    Sans foi ni loi, dans un imbroglio surréaliste

    Les âmes se pâment contre les antagonistes.

    Tout n’est que brouillard et confusion

    Dans ce domaine de l’illusion,

    Chacun façonne à sa guise une issue diabolique ou exquise

    Au bord de l’indicible, la nuit rends possible

    Le rêve inaccessible

     

    Mamin:le 30/3/ 2012


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  •  

    Comment pourrait-on,

    Tes lois, abroger ?

     

    Toi qui a la nuit à tes côtés,

    Toi qui avales les étoiles

    Et les recrache en voiles

    Empesés de tous les mystères.

     

    Tu es la seule, tu es l’unique

    Née de la vapeur des Thermes,

    Bleutée née de la vespérale rosée,

    Je ne sais de quoi tu t’es emplie…

     

    Serait-ce par le calice

    De nos regrets rempli…

     

    Rêvée ou souhaitée,

    Toi qu’on ne voulait plus si sage,

    On te couvre des cendres de nos innocences.

    Oublieux de nos lamentations,

    Nous jubilons avant l’étoile du matin ;

    Ivres, tant nous te désirions divin anathème.

     

    Alain, 29 mars 2012

     

    De rêve en souhait par Spock27


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  • Ce rêve flou (par Alexia4ever)

     

    Extérieur d’un lieu indéfinissable,

    Je ne parviens pas à identifier le coin ;

    Brume d’une barrière infranchissable,

    Ni vue ni connue, je t’observe de loin

     

    Intérieur d’un simulacre labyrinthique,

    Je te précède dans cet antre mythique

    Où tu sembles faire semblant de ne pas me voir

    Et où le stoïcisme semble m’émouvoir

     

    La séquence suivante relève-t-elle du même songe

    Ou bien d’un autre rêve où l’on se croise ?

    Qu’importe, l’instant mystérieux se prolonge

    Lorsque Morphée s’adonne aux ombres chinoises

     

    Emission télévisée on ne peut plus étrange,

    Je pose une question car fais partie du public ;

    Flou, le nombre incrusté sur le portique me dérange,

    Un virgule huit ou dix-huit, il faut que l’on m’explique

     

     « Bonne question ! » me dit-on en guise de réponse.

    Si même le présentateur ne peut m’informer, alors je renonce ;

    Et malgré mon intuition aux lignes bien imprécises,

     Je sens, je sais que tu te caches parmi cette foule assise

     

    Horizontale, verticale, diagonale, mes yeux balaient et décortiquent.

    Quelques pas lestes, et me voilà au pied du fameux portique

    Et, me servant de ma mémoire visuelle comme lampe de poche,

    Je reconnais quelques personnes de ton entourage proche

     

    Mais là où tu avais ta place sur un siège jaune canari,

    Vide, je le surprends qui susurre « trop tard, elle est déjà partie » ;

    Hélas, tu ne reviendras pas avant la fin du temps imparti,

    Alors ainsi s’achèvent les scenarii de cet étrange safari

     

    Et dans mon sommeil aux mirages troublants et sibyllins,

    Je rêve de toi, l’inconscient sait se montrer malin ;

    Pour démêler le présent, exceptionnellement le passé s’emploie,

    Doucement mais sûrement, j’avance au rythme d’un jeu de l’oie.

     

     (Mars 2012)


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